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Bonsai academy Jeker 2013 (93) (1024x683)

La soirée du mois de décembre  2013 fut consacrée à une pratique essentielle dans l’art du bonsaï : la ligature

Ligaturer un bonsai c’est lui donner sa finesse et sa finition. C’est dans la maîtrise de la ligature qu’on reconnait l’artiste.

Travail exigeant et de longue haleine, la ligature est souvent peu aimée par les bonsaikas amateurs, parce qu’elle exige patience, précision et doigté.

Si la tradition chinoise conseille de « couper et laisser pousser », pour les japonais, il ne saurait  y avoir de bonsaï sans ligature.  La ligature permet de donner cette finition si soignée et si méticuleuse qui nous laisse sans voix devant certains arbres. C’est la ligature qui soigne le détail le plus insignifiant, qui met en valeur la finesse de la ligne, le graphisme des lignes. C’est une mise en place au millimètre de la moindre pousse et du moindre bourgeon. De l’orfèvrerie végétale en somme.

Les non connaisseurs traitent souvent cette pratique de barbare, traumatisante pour l’arbre, en n’hésitant pas quelquefois à traiter le bonsaïka  de tortionnaire. Mais c’est bien mal connaitre l’amateur de bonsaï et encore moins les arbres en général. La ligature n’est qu’une orientation de la croissance de l’arbre dans un but esthétique. Et elle n’est pas plus traumatisante que ne l’est le palissage d’une vigne ou d’un arbre fruitier, ou la taille répétée d’un rosier greffé.

D’ailleurs la nature ne cesse d’imposer des contraintes identiques à tous les végétaux, en les faisant plier sous la neige, en les tordant avec le vent, ou tout simplement en les soumettant à la folie du taille-haie. Mais ça qui s’n soucie?

 

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Ligature : les questions incontournables